Installations - A propos des Mobiles de Verre

Ici, le verre, matériau paradoxe, explore un nouveau jeu de contrastes en concentrant les contradictions, les oppositions : l’immatériel et le cassant, le fragile et le lourd.

Ces mobiles monochromes sont entre transparence et opacité. La couleur et les formes minimalistes focalisent ombre et lumière. En déclinant d’infinies variations de blancs, le verre nous emmène au delà de la transparence.

Tour à tour, ces compositions, dont les lignes épurées dessinent des constructions graphiques précises, sont captatrices de lumière, captatrices d’ombre. Cette lumière et cette ombre, en les frôlant, sont seules révélatrices de ces sculptures froissées, embrumées et glacées. Le blanc, parfois à la frontière de l’incolore, est la symbolique de valeurs de pureté, de légèreté, de fragilité …

La matière évoque celle des papiers japonais, cerfs-volants chiffonnés flottants entre réel et imaginaire.
Ces œuvres suspendues, d’apparences fragiles, que pourtant des tiges de métal transpercent, sont ainsi interconnectées en compositions d’équilibre. Si la sculpture est affranchie du sol, elle ne l’est pas du plafond auquel elle s’arrime pour ne pas dériver. Ces feuilles de nuages forment un espace où se projettent nos images mentales, fruits de notre perception du monde, de la fuite du temps. Un état entre tangible et imperceptible, entre merveilleux et vain, entre ombre et lumière, entre terre et paradis…entre la vie et la mort.